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• d’isola ¬ le françois :
on ne sait pas comment ça a commencé

mardi 2 octobre 2018, par clf

On ne sait pas vraiment comment ça a commencé

Une exposition pour les petits et les grands

Galerie d’art contemporain, Auvers-sur-Oise, jusqu’au 25 novembre. Avec la participation des élèves du collège Daubigny.



  • Scène 1 : Entre-deux. Une situation interactive confronte des imaginaires enfantins et adultes au sein de trois espaces liés ; celui des adultes, conçu à partir d’une revue de presse visuelle de la publication Courrier international, celui des enfants qui regroupe des objets et des images associés à leur univers, et un espace intermédiaire, un entre-deux que les visiteurs s’approprient à l’aide de textes et de dessins muraux.

  • Scène 2 : Tout l’univers recyclé (gâteaux de livres). Des encyclopédies et des bandes dessinées abandonnées sont broyées et transformées pour obtenir une nouvelle matière première. On peut y voir deux préoccupations actuelles, d’un côté la révolution numérique qui met au second plan l’écrit imprimé et sa culture associée, de l’autre la prise de conscience collective d’un bouleversement environnemental sans précédent. La scénographie s’organise autour de travaux réalisés avec les élèves éco-délégués du collège Daubigny lors de l’année scolaire 2017-18, dans le cadre d’un atelier artistique associé à un projet de familiarisation avec la notion de développement durable.

  • Scène 3 : Algorithme en résonance. En 1936 le mathématicien Alan Turing invente le principe d’une machine à calculer programmable universelle. Depuis, la pensée technicienne s’évertue à transformer notre monde en données calculables. L’art, et plus généralement la créativité humaine, sont-ils pas calculables hormis quelques processus répétitifs ? D’où cet algorithme critique, constitué d’une multitude de pensées à la fois dispersées et associées par des instructions, qui parodie le phantasme d’une machine sensée reproduire l’humain.

  • Scène 4 : Pêle-mêle. Les travaux de notre atelier-quotidien, dont l’ensemble témoigne du lieu où les idées apparaissent, ruminées par les processus expressifs, pour former un espace où essais, tentatives et discussions s’entremêlent.

  • Scène 5 : On ne sais pas comment ça a commencé (cette installation donne le nom à l’exposition). Le plastique protège les plantes du froid tout en laissant passer la lumière, mais peut favoriser le développement des champignons et de moisissures et provoquer la destruction de la plante. Ce télescopage entre un artifice humain, le matériau plastique, pratique mais devenu encombrant, et le vivant végétal, symbolise une situation marquée par des inquiétudes multiples ; que celles-ci concernent les gens et leur alimentation, les modifications climatiques ou encore la constitution de l’Anthropocène, nouvelle strate géologique saturée de plastique.

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