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• d’isola ¬ le françois :
BRUITS DE FOND

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mercredi 6 novembre 2013, par clf



Avec la participation de Annie Dumont et de Vincent Deletang





L’événement organisé en 4 scènes rassemble des propositions plastiques qui pointent des interrogations sociales actuelles ainsi qu’une réflexion sur le travail in situ relatif à l’espace de présentation et à la population locale par le biais de ressources de médiation intégrées, de workshops et de ressources externes.

Le dispositif est associé à un site dédié développé pour l’occasion, dont les ressources sont accessibles via des codes d’accès disposés dans l’exposition. Le visiteur, ou le groupe cible, complète ainsi, sur place et à la demande, les informations disponibles dans le lieu ; il peut réagir dans les forums.


bruitdefond.net/


Galerie d’art contemporain d’Auvers-sur-Oise ¬ 18 Janvier / 9 mars 2014

Service culturel : 01 34 48 00 10

La galerie est ouverte les samedis, dimanches et jours fériés de 14 à 18 h et sur rdv



L’art n’a vraisemblablement que très peu d’impact sur le déroulement des choses du monde. Ce qui n’interdit en rien de prendre position. Des questions surgissent alors : comment traduire ses indignations sans verser dans la communication ? Comment se comporter avec le public sans être donneurs de leçons ? Comment saisir la gravité du monde avec de l’engagement et de la distance, avec aussi de la légèreté, de l’humour et de la poésie ?


Communiqué

La galerie d’art contemporain d’Auvers-sur-Oise présente bruits de fond, une proposition de Patricia d’Isola et Christophe Le François, qui invitent à cette occasion la chorégraphe Annie Dumont.

L’exposition s’organise en quatre scènes regroupant les travaux récents, où les visiteurs ont la possibilité d’intervenir directement, ou à distance, via des flascodes donnant accès à des pages web.

Ce projet est lié au programme de recherche européen EMEE qui explore la question de la démocratisation culturelle en lien avec des musées d’histoire, des universités, des scénographes et des artistes contemporains.

EMEE EuroVision Museums Exhibiting Europe

Scène 1 : Accroche toi, Ikea et moi, Don’t be evil, Bruit de fond, Småland. Des entreprises mondiales (Google, Ikea, Apple...) développent des stratégies invasives qui contaminent l’idée même de culture. Ces approches sophistiquées (branding) troublent les repères : qu’est-ce qui relève de la culture, qu’est-ce qui relève du commerce ? Des interventions proposent un répertoire de gestes critiques, de détournement et de réappropriation.

Scène 2 :Vietnam 2012. Au cours d’un voyage touristique au Vietnam des souvenirs reviennent en mémoire, nos réactions critiques des années 70 face à la guerre, un morceau de guitare de Jimi Hendrix et une chanson de Frank Zappa, des bribes d’Apocalypse now, le 17e parallèle, un livre de Marguerite Duras, et des échanges suivis avec Lucien, un oncle, qui partage ces documents personnels à propos de la guerre d’Indochine.
Une réactualisation d’un passé intime qui déclenche une curiosité pour l’histoire et ses prolongements au présent (l’actualité des Công Binh, déplacés de force indochinois ; le questionnement des enfants vietnamiens adoptés dans les années 70...).
L’installation Vietnam 2012 mêle des éléments historiques ou actuels, privés ou publics ; carnet de voyage en ligne, photographies de voyage, peintures d’artistes vietnamiens, correspondance, photos de famille, coupures de presse. Voir à ce sujet le texte de Jean-Marie Baldner : « De l’objet-laboratoire au texte-laboratoire. Un voyage vietnamien » (voir ce lien).

Scène 3 : murmures d’ensemble. Un murmure est une petite carte de couleur portant un texte imprimé trouvé dans des lectures ou collectés lors d’interventions publiques antérieures. Il relaie cette idée du « murmure des sociétés » évoquée par Michel de Certeau, un bruissement continu de commentaires, de contournements et de réappropriations populaires. Les visiteurs ont la possibilité de choisir une carte mais laissent en échange un texte que nous éditons pour enrichir le fonds existant (voir ce lien).

Scène 4 : Homebox, Délit de faciès, Rom. Les situations de crise révèlent la grande fragilité des classes populaires et cristallisent le rejet de l’étrange(r). Afin d’aider les personnes sans domicile à s’organiser, des collectifs proposent des moyens de fortune pour entreposer leurs effets personnels : casiers, conteneurs, boites diverses voire poubelles servent de rangement. Certaines accompagnent des Roms dans leur intégration et d’autres se mobilisent contre les manifestations du racisme ordinaire.

Annie Dumont (voir ce lien) propose une installation vidéo danse avec la participation de Vincent Deletang, Oui, je vois, je vois qui présente la performance d’un danseur discret sur la perception de l’indistinct. L’uniformisation culturelle est une disposition établie ou supposée qui tend à donner aux éléments ou aux individus une forme unique. Notre attention est concentrée sur cette reproduction à l’identique quand nous pourrions aussi bien y percevoir la résistance de certaines caractéristiques.


Un soutien pédagogique est proposé aux enseignants, des rencontres pour préparer la visite et leur exploration sont organisées sur place.








Photographies : patricia d’isola et christophe le françois




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