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• d’isola ¬ le françois :
AMITIÉS CRITIQUES

mercredi 3 janvier 2007, par clf

Amitiés critiques, intervention réalisée dans le cadre de La Boutique d’en face, événement organisé par le CREDAC en septembre 2000.





Présentation au public de l’activité RDV et exploration de la question suivante :

Dans quelle mesure l’activité RDV, ancrée dans une réalité locale, peut-elle s’exporter dans le réseau de diffusion de l’art contemporain ?



Ont réagi :
Violaine AUBRON, Jean-Marie BALDNER, Frédéric BALLESTEROS, Georges CANOT, François DECK, Jocelyne DENICOURT, Frédéric DEVELAY, Rosita DEWEZ-SANCHO, Annie DUMONT, Sandrine FALLET, Dino FAVA, Alain GILQUIN, Bruno GUIGANTI, Habien HOMMET, RÉPUBLIQUE du NEVERLAND, Nine LE FRANÇOIS-D’ISOLA, Delphine MAURANT, OKUYAMA, Agnès PAL, Pascal PITHOIS, Antoine PERROT, Béatrice SEGUIN, Thierry SIGG, Jacques SULTAN, Téruhisa SUZUKI, Muriel VERROUST, Gudrun Von MALZAN.

Ces réactions sont regroupées dans un ensemble intitulé : Amitiés critiques - Activités-microbiennes, présenté ci-dessous.









AMITIÉS CRITIQUES - ACTIVITÉS MICROBIENNES Auvers-sur-Oise/Ivry-sur-Seine, 2000

édition


Ont réagi à cette question : dans quelle mesure l’activité RDV, ancrée dans une réalité locale, peut-elle s’exporter dans le réseau de diffusion de l’art contemporain ?



Violaine AUBRON

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Détail




Jean-Marie BALDNER

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17/20-CRISE 1997




Frédéric BALLESTEROS

Dans quelle mesure (…) l’art contemporain ?
C’est pas une question de centimètres
Mais une affaire de
COMMUNICATION (peut-être de carnet d’adresses ?)
Ihhhh Ihhhh ! !



Georges CANOT





François DECK

Le public peut-il encore être tenu à l’écart du processus de conception artistique ?

En mettant l’accent sur les jeux d’acteurs plutôt que sur les produits et la linéarité qui va de la production d’une œuvre à son exposition, on peut induire des situations comportant de nouveaux degrés de liberté. La variété de composition des jeux d’acteurs et des compétences qu’ils représentent sont potentiellement infinis. La transdisciplinarité et le processus prennent alors le pas sur la spécialisation et la spatialisation de l’activité. Si le travail commence avec la rencontre de partenaires intéressés à travailler ensemble avant même la définition d’un projet, le degré de liberté est maximum. La difficulté le serait aussi si une expérience de la traduction et de la transmission ne permettait pas d’engager des situations où les perceptions, les connaissances et les compétences de chacun puissent s’énoncer. Le débat qui est un effet de l’art devient alors sa condition. La nécessité d’échanger des valeurs au moment du processus de production des formes, en compliquant l’exercice de l’art, y introduit de nouvelles différences. L’art n’a plus à rechercher un public puisque ce dernier est la condition nécessaire à la réalisation de l’exercice. La notion de plasticité, travaillée à plusieurs, n’affecte plus seulement une pièce (un produit dérivé ?), mais les jeux d’acteurs eux-mêmes et la production de formes partagées. Mettre en évidence, à des échelles pertinentes, la plasticité des situations peut permettre la construction d’interfaces entre l’art et différents champs. Selon cette approche, l’œuvre est un fait social qui émerge au moment ou une communauté la fait sienne.



Jocelyne DENICOURT





Frédéric DEVELAY





Rosita DEWEZ-SANCHO





Annie DUMONT





Sandrine FALLET





Dino FAVA





Alain GILQUIN





Bruno GUIGANTI





Habien HOMMET





RÉPUBLIQUE du NEVERLAND





Nine LE FRANÇOIS-D’ISOLA





Delphine MAURANT

« L’œuvre artistique est un des langages de l’organisation sociale,
d’où l’intérêt d’aller la mettre volontairement dans des lieux où elle y est,
par hasard
ou volontairement,
exclue.
Parce qu’elle est une forme d’interpellation crue. »

nicolas frize, « l’impossible ne rêve que de se produire », mouvement n°8 avril-juin 2000



OKUYAMA





Agnès PAL

L’activité de « murmures de quartier » fut pour moi une découverte très enrichissante quant à la présence de l’art contemporain dans la vie locale. Elle permet de faire le lien entre tradition et modernité dans un quartier marqué par l’histoire de la peinture (Auvers sur Oise) et d’établir un passage entre le monde de l’atelier et celui de l’institutionnel.
En même temps, ancrée dans la vie quotidienne de ses initiateurs, elle fait de l’art contemporain, même le plus ardu, une activité « naturelle » et dynamique. Dans ce sens, il me semble nécessaire de témoigner de cette pratique à l’extérieur de son lieu d’origine car elle apporte un regard peut-être plus spontané et moins formel sur l’art contemporain.
Elle démontre l’enracinement de celui-ci dans la vie locale et propose des démarches artistiques plus qu’elle ne les impose. En cela, elle est complémentaire des lieux purement institutionnels.
Ce laboratoire de recherche peut « s’exporter » sous forme de traces photographiques, sonores et vidéos, de témoignages et de rencontres.



Pascal PITHOIS





Antoine PERROT





Béatrice SEGUIN





Thierry SIGG





Jacques SULTAN

Si l’on considère qu’il existe :

  1. Un réseau de diffusion de l’art contemporain
  2. Une activité ancrée dans une réalité locale qui s’exporte,
    murmures de quartier fait de l’import-export, ce dont je doute dans la mesure où aucune de ces activités ne me semble illicite.
    Toutefois, au regard de la perméabilité des frontières entre les pratiques contemporaines, la notion de contrebande n’est pas exclue.



Téruhisa SUZUKI





Muriel VERROUST





Gudrun Von MALZAN










biodroits des auteurs

P.-S.

Tous nos remerciements aux participants. Tous nos remerciements à l’équipe du CREDAC et tout particulièrement à Madeleine Van Doren, Delphine Maurant et Marie-Sarah Alleaume.

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