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• christophe le françois :
G.L.O.R.I.A

samedi 3 mars 2018, par clf


G.L.O.R.I.A est un dialogue imaginé entre Patti Smith et Arthur Rimbaud, composé de reprises et d’extraits de textes, d’entretiens et de poèmes, qui témoignent de l’ardeur de poursuivre une création sans découragement. Cela parle de la force individuelle et de la manière où, tout en étant à la marge, on peut actualiser les idées de prédécesseurs pour les transposer dans notre présent et reconfigurer un environnement pris par les conventions et la finance.

La poésie nous montre ainsi un chemin : le langage, loin de ses usages utilitaires, est une puissance pour explorer le fabuleux opéra de l’esprit et détraquer les vieilleries artistiques. Les chemins suivis par Patti Smith et Arthur Rimbaud se croisent et sont, à ce titre, remarquables.

Patti Smith s’affirme poète et non musicienne. Encouragée par Robert Mapplethorpe pour lire en public ses poèmes, elle participe à des projets poétiques, théâtraux et musicaux. Elle publie Horses en 1975, un premier album produit par John Cale ex-membre du Velvet Underground, un groupe de musique soutenu par Andy Wahrol. La première chanson du disque, Gloria, est une reprise d’un titre écrit en 1964 par Van Morrison du groupe Them dont elle ne gardera que le refrain complété de textes personnels. Jesus est mort pour les péchés de quelqu’un mais pas les miens clame-elle avec un accent rimbaldien. Cette chanson, pour une bonne part récitée, fait partie du répertoire classique de la pop culture depuis les années 60-70.

Patti Smith exprime très tôt son amour pour la poésie française et tout particulièrement Rimbaud. Elle viendra plusieurs fois en France sur ses traces et achètera une maison construite sur les ruines d’une ferme ayant appartenu à la famille du poète à Roche (Ardennes). Elle est marraine du musée Rimbaud.

La peinture argentée pourrait se référer à un sens du mot " gloire ", compris comme lumière ou auréole révélée autour de la tête des personnes illustres. Les traces manuscrites manifestent le lien entre la pensée qui turbine et la main qui danse ; elles rappellent la légèreté de la gestuelle et sa fragilité une fois exposée. Le rouge voudrait rappeler la violence de la création, à la fois pour les artistes qui s’engagent dans des voies dépourvues de filets de sécurité, mais aussi pour le public confronté à des propositions indifférentes à leurs attentes.


Polyptyque en sept panneaux conçu pour le Petit Salon du château de la Roche-Guyon (déc-fév 2018) Peinture en bombe sur bois enduit et marqueur. (60 x 60) x 4 ; (76 x 76) x 1 ; (90 x 90) x 2

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Photographies : Christophe Le François

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