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• DES LIVRES À VENIR

vendredi 3 juin 2005, par clf

mise à jour juin 2013



Des livres à venir (some books to come) is an experimental exhibition about artists’ books where we explore two kinds of question :

  • (i) How new technologies are changing the practices of artists producing limited editions (books, flyer, sticker...) ? What are these new practices ?
  • (ii) How to enable people, away from major art institutions, to observe these practices ? How to enable visitors to effectively explore these questions ?

To try to answer to these questions, we developed different éléments to create an interactive situation between works and visitors :

  • (i) The works are conventional, or use new technology, or the practices are interactive (with computer or like « social activations »). With all these differences, spectators try to understand one part of history of art, and how artists work today, with these technical possible choices. A technical choice defines some formal possibilities. An artistic choice entails the use of some techniques and some materials. The matter of these choice partly determines the meaning that the artist seeks.
  • (ii) The exhibition is constructed with the partners who know the visitors. They help us to understand what they need. Together, we try to find publics who do not go to the exhibitions of contemporary art. We adjust the project and the scenography with their advices. The exhibition is nomad. We install it in different towns and in various institutions : gallery, school, multimedia library. The workshops and the artistic proposals are associated. Some chosen artistic proposals are developed as workshops. The persons who work with visitors in the exhibition learn how to help them. Each visitor receive a document where he can find informations about the artists and their proposals (texts and pictures), and where he can write and draw when he takes part in a workshop. For the pupils, the students and all the groups, this document is a useful trace when they leave, because with it, they will be able to discuss and broaden their researches.



Avec ses partenaires - le Conseil Général du Val d’Oise, le Rectorat de Versailles, le Château d’Auvers-sur-Oise, les villes d’Auvers-sur-Oise, d’Argenteuil, d’Enghien-les-bains et de Taverny - RDV, murmures de quartier propose de Janvier à Novembre 2004 un événement itinérant au sujet des "livres d’artistes" :

Aujourd’hui, si de nombreux artistes continuent d’explorer l’usage de l’édition, d’autres supports et moyens que l’impression industrielle du livre sont apparus. La question se pose du coup de savoir en quoi les techniques de reproduction domestiques (imprimante, photocopieuse, cédérom, vidéo...), et les techniques de communication banalisées (téléphonie, Internet, Web...) modifient ces pratiques [1] ? En d’autres termes, sous quelles formes s’actualisent ces préoccupations qui ont conduit des plasticiens à inventer le livre d’artiste ?

Un autre question est explorée en parallèle : depuis les années 50 les artistes ont multiplié les interventions auprès des publics selon le projet de "réduire la distance entre l’art et la vie" et de rendre les regardeurs actifs. Un activisme qui résonne avec la généralisation des pratiques de médiation culturelle qui installent des situations d’activité et d’échange dans les expositions. On peut dès lors se demander en quoi ces technologies qui démultiplient conjointement les possibilités d’édition et de communication permettent-elles aux artistes de développer des dispositifs susceptibles de rendre les visiteurs plus actifs dans leur appropriation sensible et cognitive des propositions qui leur sont faites ?

Conception : Patricia d’ISOLA et Christophe LE FRANÇOIS, RDV murmures de quartier

Artistes : Marion Baruch, David Boeno, Marie-Pole Cassagne, Jean-François Demeure, Fabien Hommet, Karen O’Rourke, le Stock zéro. Des travaux d’étudiants de l’École Nationale d’Arts et de Design de Limoges-Aubusson sont également présentés.

Problématique

Dans les années 60 et 70, des artistes cherchent des moyens pour diffuser leurs pratiques à l’aide de supports non formels, peu onéreux et accessibles à tout un chacun. Le livre, dans sa forme banale et familière, s’offre comme un support idéal (mais il s’agira du coup de se distinguer du livre illustré ou livre de peintre, et des éditions de luxe). Les artistes investiront donc le livre usuel pour développer des projets spécifiques, sans doute peu enclins à flatter les sens, mais porteurs d’une réflexion (encore que la réflexion puisse y être délectable !).

Aujourd’hui, si de nombreux artistes continuent d’explorer cet usage du livre, d’autres supports et moyens sont apparus. La question se pose du coup de savoir en quoi les techniques de reproduction domestiques (imprimante, photocopieuse, cédérom, vidéo), et les techniques de communication banalisées (télécopie, Internet, Web) modifient ces pratiques ? En d’autres termes, sous quelles formes s’actualisent ces préoccupations qui ont conduit des plasticiens à inventer le livre d’artiste ?

Pour ne pas réduire cette pratique du livre d’artiste à un genre, et pour tenter de rendre compte des questions qu’il pose, il nous a semblé intéressant de confronter divers positionnements. D’un côté ils reconduisent le projet d’une diffusion artistique large à l’aide des supports banalisés, de l’autre ils s’appliquent à explorer l’articulation de la réalité physique d’un support (livre, cédérom, site…) avec des signes choisis (textes, images, traces…).

Selon le principe artistique, bien entendu ici, que “… l’esprit prend corps. Un corps de livre nécessairement ” (Anne Mœglin-Delcroix [2], ou un corps de cédérom, voire un corps de web.

Dans notre recherche et nos discussions avec les artistes, nous avons également constaté que leurs projets, s’ils maintenaient une part poétique et une autre formelle de jeu avec le texte et le langage, comportaient pour certains d’entre eux le projet de se servir de ces nouveaux moyens pour aussi agir politiquement (Marion Baruch), ou encore pour mener une activité réflexive au sujet de l’écriture (Fabien Hommet).

Il en résulte un télescopage entre activation artistique du public et médiation qui nous a amenés à interpénétrer les deux registres pour constituer des situations où se mêlent l’artistique, la participation et l’apprentissage de nouvelles formes d’expression.

Diffusion

Cette exposition a été présentée à la galerie d’art contemporain d’Auvers-sur-Oise, à la galerie A propos d’art de la ville d’Argenteuil, à la médiathèque de Taverny, au Centre des arts d’Enghien-les-bains.

La logique de l’événement nous a conduit à concevoir un "catalogue carnet d’atelier" : chaque visiteur s’est vu remettre ce document comprenant à part égale la présentation de chacune des propositions artistiques et des espaces vierges pour consigner par écrit ou dessin ses propres remarques et appréciations des situations vécues.



Vues des expositions

Dispositifs en ligne

David Boeno : Le Site

Karen O’Rourke : Paris réseaux



Dispositifs d’écriture et d’édition

Fabien Hommet : monomade

Marie-Pole Cassagne : micro-édition

Marion Baruch : projet Bibliomail

Jean-François Demeure : Gaufrettes

Les spectateurs écrivent leur texte, l’impriment et l’accrochent

Atelier d’écriture de l’ENSBA Limoges Aubusson : flip book



Editions antérieures

Fabien Hommet

Karen O’Rourke

Jean-François Demeure

Marie-Pole Cassagne

Marion Baruch

Atelier d’écriture de l’ENSBA Limoges-Aubusson



Catalogue carnet d’atelier







Notes

[1] Les techniques de reproductions numériques et les techniques de communication constituent deux faisceaux d’innovations technologiques désormais fusionnés au sein des mêmes appareils.

[2] Esthétique du livre d’artiste 1960-1980. Anne Mœglin-Delcroix. 1997

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