C’est pas qu’on s’ennuie...
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Cambodge Sihanoukville et Kampot

dimanche 31 août 2014, par clf

Samedi 2 aout suite et Dimanche 3 aout

Le bus-hotel est assez confortable, que des couchettes très étroites sur deux étages. On est serré comme des sardines, 1,10 m de large et la longueur correspond à peut près à la taille de Christophe. Clim réglable au dessus de nos têtes, nous pouvons nous tenir assis sans problème. On appelle ce genre de bus "Un bus hotel". Pour les plus luxueux il y a la télévision et l’eau !
Finalement nous avons bien dormi. Le plus compliqué c’était d’aller aux toilettes pour les filles. On s’arrêtait en pleine campagne ou devant des habitations et commerces et là il fallait trouver un coin discret, difficile !!





Dans la nuit

Réponse pour Attia :
Ok on voit ça fin août. Fais un coin spécial pour ta poule sinon les deux autres vont la tuer et achète une autre pour lui tenir compagnie. Calme absolu ici. Le temps s’est arrêté seulement rythmé par les besoins fondamentaux, dormir, manger, chier, baiser, se laver. Ça me fait penser au Bukowski que j’ai trouvé dans une table de nuit d’un guesthouse et qui m’a tenu compagnie une bonne partie de la nuit lors d’un déplacement de nuit en bus-hôtel entre Siem Reap et Kompong Som, 12 h de mauvaise route - ses chroniques de vieux dégueulasse. Il y cause de beuverie, de solitude, de coup à tirer et d’errance à l’infini. Mais je suppose que tu le connais par coeur. Il y raconte aussi, ce mal baisé de merde, qu’un artiste ne doit pas sortir de sa pratique, et il joue en même temps le critique d’art ! Paradoxe basique de l’auteur qui développe sa propre pratique et s’est nourri dans le même temps d’autres auteurs avec lesquels il a dû batailler pour former sa propre voie, ce qui nécessairement l’amène à se positionner. Bref tout ça pour dire que je vais utiliser le blog de mediapart pour y publier quelques œuvres de bas de gamme d’un mec qui en a marre qu’on le fasse chier genre "100.000 prénoms et plus palestiniens" ; ça ne sert à rien mais faut faire qqchose compte tenu des vraies grosses merdes dégueulasses qui passent leur temps a se touchent les couilles pendant les conseils des ministres. Bises



Après douze heures de voyage, nous prenons un taxi pour l’hôtel ’’Orchidee Guesthouse’’. Il pleut, il pleut, il pleut !!!
Nous espérons que cela ne va pas trop durer car le bord de mer sous la pluie ce n’est pas drôle avec des tenues légères et des tongs.
Petit dej au restaurant de l’hôtel, notre chambre est un petit bungalow sympa avec une petite terrasse inutilisable à cause de la pluie et une grande piscine. Nous nous installons.



Le soleil arrive, nous mangeons vite fait au ’’Nice goods’’ pour seulement 3 dollars et hop à la plage.
Nous nous installons dans deux grands fauteuils, les doigts de pieds dans le sable et consommons de succulentes langoustines grillées qu’une jeune vendeuse ambulante nous prépare : elle enlève le creux du dos, fend la chair sur les cotés, y dépose poivre et jus de citron vert et nous les dégustons. Miam !




Sihanoukville est une ville balnéaire, la seule du Cambodge, grandes rues, grands restaurants avec de nombreuses tables dehors sur les larges trottoirs et avec lampions et lumières de bord de mer.
Nous mangeons au ’’Grand Kampuchea’’ du baraccuda au BBQ. Puis une grande balade le long de la gigantesque plage, ou sont installés de nombreux restaurants qui se prolongent sur le sable, fauteuils, transats, tables pour y manger ou siroter un verre tout en admirant la mer.
Des enfants lancent des pétards et des montgolfières en papier qui s’élancent haut dans le ciel. On les suit des yeux très longtemps grâce à la flamme à l’interieur.
Chaque resto a sa musique, reggae, metal, rock, annees 70, Hendrix... On peut choisir.







Lundi 4 aout

Réveil sous la pluie, encore !
Bon, on part faire un tour au marché, au centre ville avec un tuk tuk, 3 dollars pour 3 km.
Le marché est gigantesque, couvert (heureusement) et comme d’habitude des centaines d’echoppes, collées les unes aux autres proposant en vrac TOUT ce qu’on veut, viande, poisson, chaussures, coiffeurs, salons de beauté, masseurs, légumes, boissons, quincaillerie, vêtements, couturières, fabriquants de bijoux, réparateurs de tout, bijoux, gargottes pour se restaurer, mendiants...








Il pleut toujours et nous cherchons un restaurant (encore) le ’’Holy Cow’’.
Pour Christophe, une boisson ’’Lime Bint Cush’’, délicieux avec du lemongrass et du citron et comme plat un ’’Cha Kroueng’’. A lively traditional sauce wirh galangal, peanut and coconut, served with your choice of : chicken, beef, tofu, fish, with steamed rice add.







Christophe a oublié l’appareil photos au Holy Cow et un jeune serveur lui rapporte en courant !!!

Aprem au bord de la piscine, nous profitons du soleil qui est enfin là, mais pas pour longtemps. Le ciel devient gris, un orage approche, on rentre dans notre bungalow et là, une tempête tropicale se déchaîne, il tombe des tonnes d’eau !!!
Diner à l’hôtel. Nous testons le riz thaï. Ouahhhh ! Trop relevé pour nos papilles habituées au serpolet et à la ciboulette, impossible à avaler, fou rire, on commande des frites et un steamed rice.








Mardi 5 aout

La pluie, toujours la pluie... Branle-bas de combat pour réfléchir à la situation.
Nous vivons la mousson pleinement. Elle atteint toute la péninsule indo-chinoise, donc si on bouge nous allons trouver de la flotte partout !
Avec courage, plastiques et parapluies nous partons à la recherche d’une agence ’’Eco Trek Tour’’ pour organiser une éventuelle visite du Parc National de Ream. Difficile à trouver cette agence !


Nous déjeunons au ’’Nice Goods’’, notre cantine, pour 5 dollars pour deux (en gros 3,75 euros).



Nous cherchons de nouveau l’agence et toujours sous la pluie. Nous la trouvons enfin mais notre projet est impossible à réaliser à cause du mauvais temps.
Christophe s’installe à la terrasse de l’hôtel pour écrire et moi je dors pendant que la pluie tombe toujours. Nous travaillons ensuite sur le site, textes et photos.



La pluie a cessé, nous décidons d’aller manger sur la plage et d’acheter une veste à manches longues, il fait un peu frais. Finalement pas de plage car il pleut, pleut, pleut, mais repas au ’’Grand Kampuchea’’. Du poisson en BBQ pour tous les deux, marlin et baraccuda avec deux draft beer.





Mercredi 6 aout

La pluie encore la pluie !!! Christophe se lève et va travailler des photos sur le seul ordi de l’hôtel. Moi je reste sous les draps, j’en ai un peu beaucoup assez de la flotte.

On sort avec les parapluies de l’hôtel, gris, immenses avec le mot orchidée écrit en mauve. On ne peut pas se perdre !
Nous cherchons une agence pour acheter deux billets pour Kampot. En circulant dans les rues nous trouvons la fameuse agence ’’Casablanca books’’ que nous n’avions pas trouvée la veille.

Sur le chemin on achète des bricoles, le temps est propice aux achats ! On retrouve d’autres touristes dans les magasins. Il faut bien s’occuper !

Vente de carburant pour les mobylettes


Nous avons repéré un voyage Sihanoukville/Kampot en bus pour 6 dollars chacun. Nous partirons vendredi à 13h30.

Nous mangeons au ’’Nice Goods’’ comme d’habitude pour 5 dollars (3,75 euros a deux).

Il ne pleut plus ! On croise les doigts. Nous aimerions avant de partir visiter le parc National de Riem, en bateau. Nous cherchons mais finalement l’organisation ne nous plait pas.

Les vêtements, les serviettes, les coussins dans les restos et les hôtels ont du mal à sécher. L’humidité est partout et les tissus gardent une odeur et restent moites. Quelquefois même les foulards khmers, les ’’Krama’’ dans les boutiques sentent le moisi.

Le soir, dîner au ’’Grand Kampuchea’’, baraccuda et snapper au menu.





Jeudi 7 aout

Il a plu toute la nuit mais ce matin, tout va bien ! Temps presque sec, pas encore de soleil mais...

Un p’tit tour en ville, la partie sud de Sihanoukville. Un coin de ciel bleu se profile à l’horizon, aussitôt, direction plage, on s’installe sur des transats, on commande un thé, face à la mer les doigts de pied dans le sable. Des petits plaisirs tout simples, c’est ce qu’on voulait ici, profiter de la mer et ne rien faire...

Les pêcheurs sont partis en mer, c’est bon signe !

On a rendez vous à 14h avec un conducteur de tuk tuk pour aller visiter le port et un village de pêcheurs, au nord de notre hôtel dans la baie de Kompong Som (l’ancien nom de Sihanoukville).

Le port est plutôt industriel et ne nous attire pas trop. Nous allons directement au village de pêcheurs.
De longs chemins étroits entre des cabanes sur pilotis se prolongent en jetées sur la mer. Les jetées sont faites de planches assemblées parallèlement entre chaque rangées de maisons. Les enfants sourient, les femmes avec leurs bébés nous font des signes de la main, fières de leurs progénitures.
Entre les baraques, des bouts de mer servent de décharges. Une grande saleté sur l’eau, une grande pauvreté aussi et des gens adorables.
Au bout et de chaque coté des jetées, des bateaux de pêche. Des hommes les entretiennent, les réparent et en remontent certains grâce à un palan.
Christophe prend une photo d’un des bateaux, le propriétaire se manifeste et vient poser sur le pont avant, très fier.



En dehors des lieux touristiques les bords de mer sont couverts de détritus.

Nous rentrons déjeuner vers 15h30 au ’’Nice Goods’’. Nous passons la fin de l’aprem à la piscine, le soleil est là !

Dîner et balade le long de la mer, il ne pleut toujours pas. Nous faisons nos valises et hop au lit ! Et bien sur pour terminer la soirée en beauté, un déluge tombe sur la ville ! Ça manquait ! On en rigole !





Vendredi 8 aout

Soleil ! Soleil ! On file à la piscine, puis on sort les valises de la chambre et on part pour une dernière balade au bord de la mer et là, la mousson nous est tombée dessus ! Du coup, plus de regret pour partir !





Le voyage en mini bus Sihanoukville/Kampot a duré 2 heures. A Kampot un beau soleil nous attend, nous prenons un tuk tuk pour l’hôtel ’’Mea Culpa’’, tenu par un irlandais.
Très beau lieu, près de la rivière, de grandes chambres décorées à la Cambodgienne, des coussins en soie, des rideaux rouges, de grandes lampes de chevet en bois noir, un lit de 180 en bois rouge... Très agréable, à côté un salon ouvrant sur une terrasse avec la possibilité de se faire du thé ou du café.

Balade de repérage le long du fleuve tranquille et bon enfant.
Les tuk tuk ne nous interpellent pas à tout bout de champ comme dans les grandes villes.
Plusieurs ponts sur le fleuve Stung Sanke, le vieux pont et le pont neuf ;-)



Le jardin du ’’Mea Culpa’’ est magnifique, une grande tonnelle traditionnelle en bois rouge recouverte de chaume, des arbres et des plantes exotiques. Une ambiance feutrée, stylée avec de la bonne musique occidentale. Nous savourons une succulente pizza croustillante cuite au four de bois (grand four à bois dans le jardin) avec un verre de vin, grandiose !
Christophe reçoit plusieurs ’’trucs’’ sur la jambe, la tête ! Intrigués nous levons les yeux, accrochée à la toiture, une petite chauve souris mange des fruits et lâche les noyaux juste au dessus de la table. Apparement c’est son coin !




Samedi 9 aout

Petit déjeuner à l’hôtel, il y a pas mal de moustiques et nous devons nous protéger même le jour.
Nous partons avec nos chapeaux car ici le soleil tape fort. Nous visitons l’ancien marché avec ses boutiques en dur et ensuite le vieux marché près du pont neuf.
Comme tous les marchés cambodgien et d’Asie nous retrouvons pêle-mêle tout ce qu’il faut pour la vie quotidienne.
Les allées sont très étroites, la toiture en tôle ondulée rend l’atmosphère étouffante, il y fait très chaud et nous coulons à grosses gouttes. Des poules, les pattes ficelées attendent patiemment d’être vendues et tuées. Les étals de viande à même la table sentent très forts, idem pour les poissons et les crabes.



Epuisés nous ressortons transpirants de sueur.
Direction le pont neuf pour déjeuner au ’’Ta Eou’’, un restaurant avec une grande terrasse couverte et bien ventilée, très populaire qui se prolonge sur le ponton au dessus de l’eau. Il n’y a que des locaux et un petit vent frais très agréable.
Christophe mange du crabe frit avec des gousses fraiches de poivre vert, moi je me contente d’un fried rice with sea food et une bière Angkor.



Nous cherchons un cyber café pour continuer le site. Nous y restons deux heures. Puis sieste à l’hôtel, dîner en ville dans un resto pas cher mais bof !




Dimanche 10 aout

Levés à 7h30 avec un petit déjeuner frugal et hop dans le tuk tuk accompagnés de notre conducteur et english guide en direction des ’’Salt fields’’ les marais salants.
Près des marais, une petite fille accroupie dessine toutes sortes de personnages sur le sol mouillé.
Le sel récolté est entreposé dans des grands hangards.





Nous continuons sur une piste de terre rouge défoncée (la laterite), nous sommes secoués tout le long du chemin. Nous nous dirigeons vers les grottes de ’’Phnom Sorseha’’ à 15 km de Kampot (Epoque pré Angkorienne, XII ème siècle).






Un escalier très long avec comme rampe le corps d’un naga. A l’entrée, les têtes des nagas se déploient comme un évantail.
Sur la paroie de la grotte, une gigantesque silhouette d’éléphant se dessine et une autre plus petite est sculptée juste à côté.
Le guide nous explique que les Cambodgiens se disent bouddhistes mais que fondamentalement ils sont hindouistes.





Après la grotte nous partons vers une plantation de poivre. Ce fameux poivre de Kampot. Les pistes sont toujours aussi défoncées, nous traversons de nombreuses belles rizières vertes. Il y a aussi la culture du palmier qui donne le sucre, l’huile, les feuilles servent à confectionner les toitures des maisons, le bois à construire différents édifices.
Avec le cocotier, les cambodgiens boivent énormement le jus de la noix, le bois est utilisé pour réaliser des objets usuels et les troncs des arbres pour des ponts de fortune.
Tout le monde travaille dans cette paisible et belle campagne cambodgienne. Les vaches se reposent près des habitations sur pilotis. De très belles bâtisses en bois coloré ou en pierre. Les poules, les coqs, les canards restent tout près des maisons. Les enfants jouent nus pieds, certains très habiles manipulent des vélos deux fois plus grands qu’eux.
Les femmes et les jeunes filles travaillent tout le temps, dans les jardins, les rizières, à la maison, à faire la cuisine, le lavage du linge dans les ruisseaux ou les enfants se lavent également.

La plantation de poivre
Des centaines de tours en brique, hautes de trois mètres sur lesquelles grimpe et se développe une seule plante liane de ce fameux poivrier de Kampot. Comme un lierre il envahit toute la tour. Des grappes de poivre peuvent se développer.
Au debut, le poivre est vert et utilisé pour les picklles, puis il devient noir (très parfumé), puis rouge (odeur très sucrée). Pour obtenir du blanc on retire la pellicule des grains noirs, c’est le plus cher.
C’est vrai qu’il est super bon, chaque poivre a un goût bien particulier.





Toujours cahotant sur les pistes nous traversons la campagne et quelquefois nous sommes obligés de descendre du tuk tuk pour quelques passages difficiles.
Enfin la route bitumée nous conduit à Kep, une petite ville en bord de mer ou nous nous arrêtons pour déguster du poisson au poivre et basilique violet.
Nous sommes dans la région des Chams, et de nombreuses femmes portent le foulard (Les Chams sont musulmans).
On voit encore des villas pillées et détruites par les khmers rouges.
Des femmes entrent dans l’eau habillées et prennent des crabes bleus mis en réserve dans des casiers en fonction des commandes des restaurants.





Nous rentrons sur Kampot, une petite heure de route, le bruit du tuk tuk m’endort...

A Kampot, notre guide nous propose la visite d’une entreprise qui vend de la ’’Fish sauce’’ et du poivre, très cher ! On achète seulement un petit sachet de poivre moulu et comme nous sommes dimanche personne ne travaille !
Beaucoup de cambodgiens font de nombreuses offrandes à leurs dieux, des victuailles sont déposées autour de différentes statues ou de pagodes miniatures, l’encens parfume l’air, c’est dimanche !

A seize heure nous embarquons sur une jonque pour une balade sur la rivière ’’Stung Sanke’’.
C’est compliqué déjà de descendre dans la jonque, ensuite il faut sauter et faire de grandes enjambées pour atteindre le pont, peu stable.
La balade dure deux heures, sur les rives, des maisons sur pilotis en bois et en chaume sont reservées aux touristes qui veulent buller et s’isoler. Nous croisons les bateaux de pêcheurs qui descendent des villages pour aller pêcher en mer durant la nuit. C’est un peu long comme balade mais nous pouvons en fin de parcours admirer le coucher du soleil.







Dîner au ’’Rusty Key Hole’’, curry khmer et la spécialité du resto est une grosse pièce de viande de porc arrosée d’une sauce brune et sucrée (pour Christophe).
Sur un des murs du resto, des dizaines de photos montrent les perdants et les gagnants du concours du plus gros mangeur, ou de la plus grosse mangeuse de cette fameuse spécialité ! Plus d’un kilo de viande ! Et c’est amusant car j’ai cru reconnaitre mon accupuncteur !!

Un petit tour au cyber café pour envoyer à tous les copains le lien du deuzième article du site sur notre voyage au Cambodge.




Lundi 11 aout

Balade en velo aujourd’hui, nous partons équipés de chapeaux et de vestes à manches longues (le soleil tape fort !). Nous empruntons le vieux pont pour nous rendre dans une ferme qui cultive le poivre ’’Farm Link’’ et qui aide les producteurs locaux à structurer une filière de communication. Du poivre noir et rouge sèche au soleil.
Il y a aussi une vente de fleur de sel et de sucre de palme.












Puis suite de la balade vers les marais salants. Nous roulons sur une piste de terre rouge, magnifique, de belles rizières, une petite plage de sable près de la rivière, le tout sous un soleil de plomb ! Puis nous visitons la très belle pagode’’Wat Traey Koh’’.







Déjeuner au ’’Rusty Key Hole’’ et petits achats dans une boutique ’’Handy craft’’ (fait main).







Repos pour moi, Christophe continue un peu. Nous terminons la journée fatigués.



Béton armé avec du bambou



Mardi 12 aout

Rangement de nos valises bien gonflées, elles débordent ! Nous devons prendre le car pour Phnom Penh à 14h30.
Nous déjeunons à l’hôtel de pizzas croustillantes et de salades de fruits exotiques, puis en route pour la capitale.
Deux heures de trajet avec en prime un film ’’The Pirates’’ proposé par le chauffeur ! C’est chouette sauf que l’image sur l’écran est double ! Pas très commode pour tout comprendre car le film aussi, est en anglais !





En route nous croisons les sorties d’usines textiles. Les ouvriers sont traités comme du bétail ; on sait par la presse que leurs grèves et manifestations sont réprimées par des tirs à balles réelles.



Phnom Penh n’a pas changée en un mois, toujours aussi bruyante, polluée, grouillante de motos, de voitures, de tuk tuk, de vélos... Des odeurs, des couleurs et beaucoup beaucoup de monde.



Nous retrouvons la rue 136, l’hôtel ’’Europe Guesthouse’’ et la chambre 401 avec sa petite terrasse, perchée au quatrième étage. La rue s’anime dès le crépuscule avec ses dizaines de bars de nuit où les filles attendent le client.





Mercredi 13 aout

P’tit dej au ’’Blue Pumpkin’’et en route pour une nouvelle croisade dans toutes les rues de notre quartier.
La rue 130 avec plusieurs boutiques d’artisanat.
La rue 178, la rue des Arts juste à coté du Musée Nationnal. Une boutique tenue par une francaise ’’Silk and Pepper - Creation Shop’’ (info@silkandpepper.com) avec de très beaux objets.
Nous visitons chaque galerie de peinture et de sculpture à la recherche d’une oeuvre qui nous plaise, on n’a pas trouvé !
Nous achetons chez un créateur des petites cuillères en bois de coco avec le manche laqué violet.
Chez un autre des friandises ’’Palma Chocopalm Candy’’, composées de sucre de palme parfumées à : banana, pineapple, durian, coconut, mango, Kampot pepper.
Après plusieurs heures de marche, arrêt à ’’L’Artillery’’, un petit resto végétarien dans une ruelle paumée. Nous mangeons du ’’Smoke salmon cream cheese and bagle’’ à 5 dollars, very good !
Aux murs sont installées diverses photos sur la culture, la récolte et le traitement de la noix de cajou bio. Et en plus nous écoutons une bonne musique européenne dans ce petit resto.

Dans les rues :

La sieste des conducteurs de tuktuk

TukTuk BMW

La poste, ancien bâtiment colonial Français

La rue 240 ou on retrouve la fameuse boutique de création de bijoux, de vêtements et de petits objets ’’Waterlily’’. La créatrice, Christine Gauthier est là et nous discutons avec elle. Elle réalise toutes sortes de bijoux, on ouvre des tiroirs, on découvre des colliers étonnants, son objet fétiche : le bouton !
Elle en reçoit par kilos et réalise ses créations avec les boutons et des fils de cuivre d’après les cinq couleurs du Cambodge : le vert des rizières, les bruns et rouges de la laterite, le noir et le violet des tenues des vieilles femmes, le bleu de l’eau et le vert/gris/mauve des étangs de lotus.
Elle réalise aussi des vêtements avec des tissus plastifiés, des jupes plissées en matériaux recyclés... Un régal, que des belles pièces ! Par exemple, un collier chenille, ras du cou réalise avec les navettes métalliques des fermetures Eclair, colorées en différentes teintes. Etonnant !
Au bout de la street 240, nous prenons un tuk tuk qui nous amène au marché central.
Christophe achète une petite valise cabine à 17 dollars pour y ranger tous nos achats.

Un campement dans la rue

Sur le retour nous décidons d’explorer le gigantesque centre commercial de la ville. Climatisé, ce centre propose sur six étages toutes sortes de boutiques, organisées comme sur les marchés avec de tout et disposées un peu n’ímporte comment ! Un bien curieux mélange !
Il y a aussi un cinéma ’’genre UGC de Cergy’’ qui propose différents films. Nous décidons de prendre deux places pour la séance de 18h15 et nous choisissons nos emplacements.
En attendant la séance nous prenons un verre et un p’tit quelque chose à grignoter à la ’’Pizza Compagny’’ ou il n’y a que des locaux.
Le film ’’Guardians of the Galaxy’’, un blockbuster, est en 3D, on nous prête des lunettes à l’entrée et hop en salle !
Les cambodgiens ne s’occupent absolument pas de ce qui se passe sur l’écran avant le film, ils discutent, téléphonent, jouent sur leur tablettes avec le son à fond, mangent leurs pop-corn et boivent du coca ! Une famille arrive et met un temps fou à s’installer, la petite fille braille, la mère gesticule et parle fort, ça promet !
Le film est riche en rebondissements, en trucages, en effets spéciaux le tout avec beaucoup d’humour. Nous adorons la S.F. Et finalement, les cambodgiens se taisent pendant le film, ouf !



Nous ressortons au bout de deux heures et prenons un tuk tuk pour rentrer à l’hôtel, s’imbiber de lotion anti-moustiques et aller manger au ’’Chiang Mai Riverside’’, notre resto préféré.




Jeudi 14 aout

Déjeuner au ’Blue Pumpkin’, progressivement nous renouons avec la cuisine européenne, pain, beurre, confiture café et thé et jus de fruit.
Nous cherchons la poste, une construction coloniale pour poster nos derniers courriers.
Nous préparons nos bagages et réglons tous les petits problèmes, payer l’hôtel, réserver un tuk tuk pour l’aéroport...

Nous partons de Phnom Penh à minuit quinze, l’arrivée à Roissy est prévue à 19h30 le même jour.

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