C’est pas qu’on s’ennuie...

Cambodge Sihanoukville et Kampot

dimanche 31 août 2014, par clf

Samedi 2 aout suite et Dimanche 3 aout

Le bus-hotel est assez confortable, que des couchettes très Ă©troites sur deux Ă©tages. On est serrĂ© comme des sardines, 1,10 m de large et la longueur correspond Ă  peut près Ă  la taille de Christophe. Clim rĂ©glable au dessus de nos tĂŞtes, nous pouvons nous tenir assis sans problème. On appelle ce genre de bus "Un bus hotel". Pour les plus luxueux il y a la tĂ©lĂ©vision et l’eau !
Finalement nous avons bien dormi. Le plus compliquĂ© c’Ă©tait d’aller aux toilettes pour les filles. On s’arrĂŞtait en pleine campagne ou devant des habitations et commerces et lĂ  il fallait trouver un coin discret, difficile !!





Dans la nuit

RĂ©ponse pour Attia :
Ok on voit ça fin aoĂ»t. Fais un coin spĂ©cial pour ta poule sinon les deux autres vont la tuer et achète une autre pour lui tenir compagnie. Calme absolu ici. Le temps s’est arrĂŞtĂ© seulement rythmĂ© par les besoins fondamentaux, dormir, manger, chier, baiser, se laver. Ça me fait penser au Bukowski que j’ai trouvĂ© dans une table de nuit d’un guesthouse et qui m’a tenu compagnie une bonne partie de la nuit lors d’un dĂ©placement de nuit en bus-hĂ´tel entre Siem Reap et Kompong Som, 12 h de mauvaise route - ses chroniques de vieux dĂ©gueulasse. Il y cause de beuverie, de solitude, de coup Ă  tirer et d’errance Ă  l’infini. Mais je suppose que tu le connais par coeur. Il y raconte aussi, ce mal baisĂ© de merde, qu’un artiste ne doit pas sortir de sa pratique, et il joue en mĂŞme temps le critique d’art ! Paradoxe basique de l’auteur qui dĂ©veloppe sa propre pratique et s’est nourri dans le mĂŞme temps d’autres auteurs avec lesquels il a dĂ» batailler pour former sa propre voie, ce qui nĂ©cessairement l’amène Ă  se positionner. Bref tout ça pour dire que je vais utiliser le blog de mediapart pour y publier quelques Ĺ“uvres de bas de gamme d’un mec qui en a marre qu’on le fasse chier genre "100.000 prĂ©noms et plus palestiniens" ; ça ne sert Ă  rien mais faut faire qqchose compte tenu des vraies grosses merdes dĂ©gueulasses qui passent leur temps a se touchent les couilles pendant les conseils des ministres. Bises



Après douze heures de voyage, nous prenons un taxi pour l’hĂ´tel ’’Orchidee Guesthouse’’. Il pleut, il pleut, il pleut !!!
Nous espĂ©rons que cela ne va pas trop durer car le bord de mer sous la pluie ce n’est pas drĂ´le avec des tenues lĂ©gères et des tongs.
Petit dej au restaurant de l’hĂ´tel, notre chambre est un petit bungalow sympa avec une petite terrasse inutilisable Ă  cause de la pluie et une grande piscine. Nous nous installons.



Le soleil arrive, nous mangeons vite fait au ’’Nice goods’’ pour seulement 3 dollars et hop Ă  la plage.
Nous nous installons dans deux grands fauteuils, les doigts de pieds dans le sable et consommons de succulentes langoustines grillĂ©es qu’une jeune vendeuse ambulante nous prĂ©pare : elle enlève le creux du dos, fend la chair sur les cotĂ©s, y dĂ©pose poivre et jus de citron vert et nous les dĂ©gustons. Miam !




Sihanoukville est une ville balnéaire, la seule du Cambodge, grandes rues, grands restaurants avec de nombreuses tables dehors sur les larges trottoirs et avec lampions et lumières de bord de mer.
Nous mangeons au ’’Grand Kampuchea’’ du baraccuda au BBQ. Puis une grande balade le long de la gigantesque plage, ou sont installĂ©s de nombreux restaurants qui se prolongent sur le sable, fauteuils, transats, tables pour y manger ou siroter un verre tout en admirant la mer.
Des enfants lancent des pĂ©tards et des montgolfières en papier qui s’Ă©lancent haut dans le ciel. On les suit des yeux très longtemps grâce Ă  la flamme Ă  l’interieur.
Chaque resto a sa musique, reggae, metal, rock, annees 70, Hendrix... On peut choisir.







Lundi 4 aout

RĂ©veil sous la pluie, encore !
Bon, on part faire un tour au marché, au centre ville avec un tuk tuk, 3 dollars pour 3 km.
Le marchĂ© est gigantesque, couvert (heureusement) et comme d’habitude des centaines d’echoppes, collĂ©es les unes aux autres proposant en vrac TOUT ce qu’on veut, viande, poisson, chaussures, coiffeurs, salons de beautĂ©, masseurs, lĂ©gumes, boissons, quincaillerie, vĂŞtements, couturières, fabriquants de bijoux, rĂ©parateurs de tout, bijoux, gargottes pour se restaurer, mendiants...








Il pleut toujours et nous cherchons un restaurant (encore) le ’’Holy Cow’’.
Pour Christophe, une boisson ’’Lime Bint Cush’’, dĂ©licieux avec du lemongrass et du citron et comme plat un ’’Cha Kroueng’’. A lively traditional sauce wirh galangal, peanut and coconut, served with your choice of : chicken, beef, tofu, fish, with steamed rice add.







Christophe a oubliĂ© l’appareil photos au Holy Cow et un jeune serveur lui rapporte en courant !!!

Aprem au bord de la piscine, nous profitons du soleil qui est enfin lĂ , mais pas pour longtemps. Le ciel devient gris, un orage approche, on rentre dans notre bungalow et lĂ , une tempĂŞte tropicale se dĂ©chaĂ®ne, il tombe des tonnes d’eau !!!
Diner Ă  l’hĂ´tel. Nous testons le riz thaĂŻ. Ouahhhh ! Trop relevĂ© pour nos papilles habituĂ©es au serpolet et Ă  la ciboulette, impossible Ă  avaler, fou rire, on commande des frites et un steamed rice.








Mardi 5 aout

La pluie, toujours la pluie... Branle-bas de combat pour réfléchir à la situation.
Nous vivons la mousson pleinement. Elle atteint toute la pĂ©ninsule indo-chinoise, donc si on bouge nous allons trouver de la flotte partout !
Avec courage, plastiques et parapluies nous partons Ă  la recherche d’une agence ’’Eco Trek Tour’’ pour organiser une Ă©ventuelle visite du Parc National de Ream. Difficile Ă  trouver cette agence !


Nous dĂ©jeunons au ’’Nice Goods’’, notre cantine, pour 5 dollars pour deux (en gros 3,75 euros).



Nous cherchons de nouveau l’agence et toujours sous la pluie. Nous la trouvons enfin mais notre projet est impossible Ă  rĂ©aliser Ă  cause du mauvais temps.
Christophe s’installe Ă  la terrasse de l’hĂ´tel pour Ă©crire et moi je dors pendant que la pluie tombe toujours. Nous travaillons ensuite sur le site, textes et photos.



La pluie a cessĂ©, nous dĂ©cidons d’aller manger sur la plage et d’acheter une veste Ă  manches longues, il fait un peu frais. Finalement pas de plage car il pleut, pleut, pleut, mais repas au ’’Grand Kampuchea’’. Du poisson en BBQ pour tous les deux, marlin et baraccuda avec deux draft beer.





Mercredi 6 aout

La pluie encore la pluie !!! Christophe se lève et va travailler des photos sur le seul ordi de l’hĂ´tel. Moi je reste sous les draps, j’en ai un peu beaucoup assez de la flotte.

On sort avec les parapluies de l’hĂ´tel, gris, immenses avec le mot orchidĂ©e Ă©crit en mauve. On ne peut pas se perdre !
Nous cherchons une agence pour acheter deux billets pour Kampot. En circulant dans les rues nous trouvons la fameuse agence ’’Casablanca books’’ que nous n’avions pas trouvĂ©e la veille.

Sur le chemin on achète des bricoles, le temps est propice aux achats ! On retrouve d’autres touristes dans les magasins. Il faut bien s’occuper !

Vente de carburant pour les mobylettes


Nous avons repéré un voyage Sihanoukville/Kampot en bus pour 6 dollars chacun. Nous partirons vendredi à 13h30.

Nous mangeons au ’’Nice Goods’’ comme d’habitude pour 5 dollars (3,75 euros a deux).

Il ne pleut plus ! On croise les doigts. Nous aimerions avant de partir visiter le parc National de Riem, en bateau. Nous cherchons mais finalement l’organisation ne nous plait pas.

Les vĂŞtements, les serviettes, les coussins dans les restos et les hĂ´tels ont du mal Ă  sĂ©cher. L’humiditĂ© est partout et les tissus gardent une odeur et restent moites. Quelquefois mĂŞme les foulards khmers, les ’’Krama’’ dans les boutiques sentent le moisi.

Le soir, dĂ®ner au ’’Grand Kampuchea’’, baraccuda et snapper au menu.





Jeudi 7 aout

Il a plu toute la nuit mais ce matin, tout va bien ! Temps presque sec, pas encore de soleil mais...

Un p’tit tour en ville, la partie sud de Sihanoukville. Un coin de ciel bleu se profile Ă  l’horizon, aussitĂ´t, direction plage, on s’installe sur des transats, on commande un thĂ©, face Ă  la mer les doigts de pied dans le sable. Des petits plaisirs tout simples, c’est ce qu’on voulait ici, profiter de la mer et ne rien faire...

Les pĂŞcheurs sont partis en mer, c’est bon signe !

On a rendez vous Ă  14h avec un conducteur de tuk tuk pour aller visiter le port et un village de pĂŞcheurs, au nord de notre hĂ´tel dans la baie de Kompong Som (l’ancien nom de Sihanoukville).

Le port est plutĂ´t industriel et ne nous attire pas trop. Nous allons directement au village de pĂŞcheurs.
De longs chemins étroits entre des cabanes sur pilotis se prolongent en jetées sur la mer. Les jetées sont faites de planches assemblées parallèlement entre chaque rangées de maisons. Les enfants sourient, les femmes avec leurs bébés nous font des signes de la main, fières de leurs progénitures.
Entre les baraques, des bouts de mer servent de dĂ©charges. Une grande saletĂ© sur l’eau, une grande pauvretĂ© aussi et des gens adorables.
Au bout et de chaque coté des jetées, des bateaux de pêche. Des hommes les entretiennent, les réparent et en remontent certains grâce à un palan.
Christophe prend une photo d’un des bateaux, le propriĂ©taire se manifeste et vient poser sur le pont avant, très fier.



En dehors des lieux touristiques les bords de mer sont couverts de détritus.

Nous rentrons dĂ©jeuner vers 15h30 au ’’Nice Goods’’. Nous passons la fin de l’aprem Ă  la piscine, le soleil est lĂ  !

DĂ®ner et balade le long de la mer, il ne pleut toujours pas. Nous faisons nos valises et hop au lit ! Et bien sur pour terminer la soirĂ©e en beautĂ©, un dĂ©luge tombe sur la ville ! Ça manquait ! On en rigole !





Vendredi 8 aout

Soleil ! Soleil ! On file Ă  la piscine, puis on sort les valises de la chambre et on part pour une dernière balade au bord de la mer et lĂ , la mousson nous est tombĂ©e dessus ! Du coup, plus de regret pour partir !





Le voyage en mini bus Sihanoukville/Kampot a durĂ© 2 heures. A Kampot un beau soleil nous attend, nous prenons un tuk tuk pour l’hĂ´tel ’’Mea Culpa’’, tenu par un irlandais.
Très beau lieu, près de la rivière, de grandes chambres décorées à la Cambodgienne, des coussins en soie, des rideaux rouges, de grandes lampes de chevet en bois noir, un lit de 180 en bois rouge... Très agréable, à côté un salon ouvrant sur une terrasse avec la possibilité de se faire du thé ou du café.

Balade de repérage le long du fleuve tranquille et bon enfant.
Les tuk tuk ne nous interpellent pas Ă  tout bout de champ comme dans les grandes villes.
Plusieurs ponts sur le fleuve Stung Sanke, le vieux pont et le pont neuf ;-)



Le jardin du ’’Mea Culpa’’ est magnifique, une grande tonnelle traditionnelle en bois rouge recouverte de chaume, des arbres et des plantes exotiques. Une ambiance feutrĂ©e, stylĂ©e avec de la bonne musique occidentale. Nous savourons une succulente pizza croustillante cuite au four de bois (grand four Ă  bois dans le jardin) avec un verre de vin, grandiose !
Christophe reçoit plusieurs ’’trucs’’ sur la jambe, la tĂŞte ! IntriguĂ©s nous levons les yeux, accrochĂ©e Ă  la toiture, une petite chauve souris mange des fruits et lâche les noyaux juste au dessus de la table. Apparement c’est son coin !




Samedi 9 aout

Petit dĂ©jeuner Ă  l’hĂ´tel, il y a pas mal de moustiques et nous devons nous protĂ©ger mĂŞme le jour.
Nous partons avec nos chapeaux car ici le soleil tape fort. Nous visitons l’ancien marchĂ© avec ses boutiques en dur et ensuite le vieux marchĂ© près du pont neuf.
Comme tous les marchĂ©s cambodgien et d’Asie nous retrouvons pĂŞle-mĂŞle tout ce qu’il faut pour la vie quotidienne.
Les allĂ©es sont très Ă©troites, la toiture en tĂ´le ondulĂ©e rend l’atmosphère Ă©touffante, il y fait très chaud et nous coulons Ă  grosses gouttes. Des poules, les pattes ficelĂ©es attendent patiemment d’ĂŞtre vendues et tuĂ©es. Les Ă©tals de viande Ă  mĂŞme la table sentent très forts, idem pour les poissons et les crabes.



Epuisés nous ressortons transpirants de sueur.
Direction le pont neuf pour dĂ©jeuner au ’’Ta Eou’’, un restaurant avec une grande terrasse couverte et bien ventilĂ©e, très populaire qui se prolonge sur le ponton au dessus de l’eau. Il n’y a que des locaux et un petit vent frais très agrĂ©able.
Christophe mange du crabe frit avec des gousses fraiches de poivre vert, moi je me contente d’un fried rice with sea food et une bière Angkor.



Nous cherchons un cyber cafĂ© pour continuer le site. Nous y restons deux heures. Puis sieste Ă  l’hĂ´tel, dĂ®ner en ville dans un resto pas cher mais bof !




Dimanche 10 aout

LevĂ©s Ă  7h30 avec un petit dĂ©jeuner frugal et hop dans le tuk tuk accompagnĂ©s de notre conducteur et english guide en direction des ’’Salt fields’’ les marais salants.
Près des marais, une petite fille accroupie dessine toutes sortes de personnages sur le sol mouillé.
Le sel récolté est entreposé dans des grands hangards.





Nous continuons sur une piste de terre rouge dĂ©foncĂ©e (la laterite), nous sommes secouĂ©s tout le long du chemin. Nous nous dirigeons vers les grottes de ’’Phnom Sorseha’’ Ă  15 km de Kampot (Epoque prĂ© Angkorienne, XII ème siècle).






Un escalier très long avec comme rampe le corps d’un naga. A l’entrĂ©e, les tĂŞtes des nagas se dĂ©ploient comme un Ă©vantail.
Sur la paroie de la grotte, une gigantesque silhouette d’Ă©lĂ©phant se dessine et une autre plus petite est sculptĂ©e juste Ă  cĂ´tĂ©.
Le guide nous explique que les Cambodgiens se disent bouddhistes mais que fondamentalement ils sont hindouistes.





Après la grotte nous partons vers une plantation de poivre. Ce fameux poivre de Kampot. Les pistes sont toujours aussi dĂ©foncĂ©es, nous traversons de nombreuses belles rizières vertes. Il y a aussi la culture du palmier qui donne le sucre, l’huile, les feuilles servent Ă  confectionner les toitures des maisons, le bois Ă  construire diffĂ©rents Ă©difices.
Avec le cocotier, les cambodgiens boivent énormement le jus de la noix, le bois est utilisé pour réaliser des objets usuels et les troncs des arbres pour des ponts de fortune.
Tout le monde travaille dans cette paisible et belle campagne cambodgienne. Les vaches se reposent près des habitations sur pilotis. De très belles bâtisses en bois colorĂ© ou en pierre. Les poules, les coqs, les canards restent tout près des maisons. Les enfants jouent nus pieds, certains très habiles manipulent des vĂ©los deux fois plus grands qu’eux.
Les femmes et les jeunes filles travaillent tout le temps, dans les jardins, les rizières, à la maison, à faire la cuisine, le lavage du linge dans les ruisseaux ou les enfants se lavent également.

La plantation de poivre
Des centaines de tours en brique, hautes de trois mètres sur lesquelles grimpe et se développe une seule plante liane de ce fameux poivrier de Kampot. Comme un lierre il envahit toute la tour. Des grappes de poivre peuvent se développer.
Au debut, le poivre est vert et utilisĂ© pour les picklles, puis il devient noir (très parfumĂ©), puis rouge (odeur très sucrĂ©e). Pour obtenir du blanc on retire la pellicule des grains noirs, c’est le plus cher.
C’est vrai qu’il est super bon, chaque poivre a un goĂ»t bien particulier.





Toujours cahotant sur les pistes nous traversons la campagne et quelquefois nous sommes obligés de descendre du tuk tuk pour quelques passages difficiles.
Enfin la route bitumée nous conduit à Kep, une petite ville en bord de mer ou nous nous arrêtons pour déguster du poisson au poivre et basilique violet.
Nous sommes dans la région des Chams, et de nombreuses femmes portent le foulard (Les Chams sont musulmans).
On voit encore des villas pillées et détruites par les khmers rouges.
Des femmes entrent dans l’eau habillĂ©es et prennent des crabes bleus mis en rĂ©serve dans des casiers en fonction des commandes des restaurants.





Nous rentrons sur Kampot, une petite heure de route, le bruit du tuk tuk m’endort...

A Kampot, notre guide nous propose la visite d’une entreprise qui vend de la ’’Fish sauce’’ et du poivre, très cher ! On achète seulement un petit sachet de poivre moulu et comme nous sommes dimanche personne ne travaille !
Beaucoup de cambodgiens font de nombreuses offrandes Ă  leurs dieux, des victuailles sont dĂ©posĂ©es autour de diffĂ©rentes statues ou de pagodes miniatures, l’encens parfume l’air, c’est dimanche !

A seize heure nous embarquons sur une jonque pour une balade sur la rivière ’’Stung Sanke’’.
C’est compliquĂ© dĂ©jĂ  de descendre dans la jonque, ensuite il faut sauter et faire de grandes enjambĂ©es pour atteindre le pont, peu stable.
La balade dure deux heures, sur les rives, des maisons sur pilotis en bois et en chaume sont reservĂ©es aux touristes qui veulent buller et s’isoler. Nous croisons les bateaux de pĂŞcheurs qui descendent des villages pour aller pĂŞcher en mer durant la nuit. C’est un peu long comme balade mais nous pouvons en fin de parcours admirer le coucher du soleil.







DĂ®ner au ’’Rusty Key Hole’’, curry khmer et la spĂ©cialitĂ© du resto est une grosse pièce de viande de porc arrosĂ©e d’une sauce brune et sucrĂ©e (pour Christophe).
Sur un des murs du resto, des dizaines de photos montrent les perdants et les gagnants du concours du plus gros mangeur, ou de la plus grosse mangeuse de cette fameuse spĂ©cialitĂ© ! Plus d’un kilo de viande ! Et c’est amusant car j’ai cru reconnaitre mon accupuncteur !!

Un petit tour au cyber café pour envoyer à tous les copains le lien du deuzième article du site sur notre voyage au Cambodge.




Lundi 11 aout

Balade en velo aujourd’hui, nous partons Ă©quipĂ©s de chapeaux et de vestes Ă  manches longues (le soleil tape fort !). Nous empruntons le vieux pont pour nous rendre dans une ferme qui cultive le poivre ’’Farm Link’’ et qui aide les producteurs locaux Ă  structurer une filière de communication. Du poivre noir et rouge sèche au soleil.
Il y a aussi une vente de fleur de sel et de sucre de palme.












Puis suite de la balade vers les marais salants. Nous roulons sur une piste de terre rouge, magnifique, de belles rizières, une petite plage de sable près de la rivière, le tout sous un soleil de plomb ! Puis nous visitons la très belle pagode’’Wat Traey Koh’’.







DĂ©jeuner au ’’Rusty Key Hole’’ et petits achats dans une boutique ’’Handy craft’’ (fait main).







Repos pour moi, Christophe continue un peu. Nous terminons la journée fatigués.



Béton armé avec du bambou



Mardi 12 aout

Rangement de nos valises bien gonflĂ©es, elles dĂ©bordent ! Nous devons prendre le car pour Phnom Penh Ă  14h30.
Nous dĂ©jeunons Ă  l’hĂ´tel de pizzas croustillantes et de salades de fruits exotiques, puis en route pour la capitale.
Deux heures de trajet avec en prime un film ’’The Pirates’’ proposĂ© par le chauffeur ! C’est chouette sauf que l’image sur l’Ă©cran est double ! Pas très commode pour tout comprendre car le film aussi, est en anglais !





En route nous croisons les sorties d’usines textiles. Les ouvriers sont traitĂ©s comme du bĂ©tail ; on sait par la presse que leurs grèves et manifestations sont rĂ©primĂ©es par des tirs Ă  balles rĂ©elles.



Phnom Penh n’a pas changĂ©e en un mois, toujours aussi bruyante, polluĂ©e, grouillante de motos, de voitures, de tuk tuk, de vĂ©los... Des odeurs, des couleurs et beaucoup beaucoup de monde.



Nous retrouvons la rue 136, l’hĂ´tel ’’Europe Guesthouse’’ et la chambre 401 avec sa petite terrasse, perchĂ©e au quatrième Ă©tage. La rue s’anime dès le crĂ©puscule avec ses dizaines de bars de nuit oĂą les filles attendent le client.





Mercredi 13 aout

P’tit dej au ’’Blue Pumpkin’’et en route pour une nouvelle croisade dans toutes les rues de notre quartier.
La rue 130 avec plusieurs boutiques d’artisanat.
La rue 178, la rue des Arts juste Ă  cotĂ© du MusĂ©e Nationnal. Une boutique tenue par une francaise ’’Silk and Pepper - Creation Shop’’ (info@silkandpepper.com) avec de très beaux objets.
Nous visitons chaque galerie de peinture et de sculpture Ă  la recherche d’une oeuvre qui nous plaise, on n’a pas trouvĂ© !
Nous achetons chez un créateur des petites cuillères en bois de coco avec le manche laqué violet.
Chez un autre des friandises ’’Palma Chocopalm Candy’’, composĂ©es de sucre de palme parfumĂ©es Ă  : banana, pineapple, durian, coconut, mango, Kampot pepper.
Après plusieurs heures de marche, arrĂŞt Ă  ’’L’Artillery’’, un petit resto vĂ©gĂ©tarien dans une ruelle paumĂ©e. Nous mangeons du ’’Smoke salmon cream cheese and bagle’’ Ă  5 dollars, very good !
Aux murs sont installées diverses photos sur la culture, la récolte et le traitement de la noix de cajou bio. Et en plus nous écoutons une bonne musique européenne dans ce petit resto.

Dans les rues :

La sieste des conducteurs de tuktuk

TukTuk BMW

La poste, ancien bâtiment colonial Français

La rue 240 ou on retrouve la fameuse boutique de crĂ©ation de bijoux, de vĂŞtements et de petits objets ’’Waterlily’’. La crĂ©atrice, Christine Gauthier est lĂ  et nous discutons avec elle. Elle rĂ©alise toutes sortes de bijoux, on ouvre des tiroirs, on dĂ©couvre des colliers Ă©tonnants, son objet fĂ©tiche : le bouton !
Elle en reçoit par kilos et rĂ©alise ses crĂ©ations avec les boutons et des fils de cuivre d’après les cinq couleurs du Cambodge : le vert des rizières, les bruns et rouges de la laterite, le noir et le violet des tenues des vieilles femmes, le bleu de l’eau et le vert/gris/mauve des Ă©tangs de lotus.
Elle rĂ©alise aussi des vĂŞtements avec des tissus plastifiĂ©s, des jupes plissĂ©es en matĂ©riaux recyclĂ©s... Un rĂ©gal, que des belles pièces ! Par exemple, un collier chenille, ras du cou rĂ©alise avec les navettes mĂ©talliques des fermetures Eclair, colorĂ©es en diffĂ©rentes teintes. Etonnant !
Au bout de la street 240, nous prenons un tuk tuk qui nous amène au marché central.
Christophe achète une petite valise cabine à 17 dollars pour y ranger tous nos achats.

Un campement dans la rue

Sur le retour nous dĂ©cidons d’explorer le gigantesque centre commercial de la ville. ClimatisĂ©, ce centre propose sur six Ă©tages toutes sortes de boutiques, organisĂ©es comme sur les marchĂ©s avec de tout et disposĂ©es un peu n’Ă­mporte comment ! Un bien curieux mĂ©lange !
Il y a aussi un cinĂ©ma ’’genre UGC de Cergy’’ qui propose diffĂ©rents films. Nous dĂ©cidons de prendre deux places pour la sĂ©ance de 18h15 et nous choisissons nos emplacements.
En attendant la sĂ©ance nous prenons un verre et un p’tit quelque chose Ă  grignoter Ă  la ’’Pizza Compagny’’ ou il n’y a que des locaux.
Le film ’’Guardians of the Galaxy’’, un blockbuster, est en 3D, on nous prĂŞte des lunettes Ă  l’entrĂ©e et hop en salle !
Les cambodgiens ne s’occupent absolument pas de ce qui se passe sur l’Ă©cran avant le film, ils discutent, tĂ©lĂ©phonent, jouent sur leur tablettes avec le son Ă  fond, mangent leurs pop-corn et boivent du coca ! Une famille arrive et met un temps fou Ă  s’installer, la petite fille braille, la mère gesticule et parle fort, ça promet !
Le film est riche en rebondissements, en trucages, en effets spĂ©ciaux le tout avec beaucoup d’humour. Nous adorons la S.F. Et finalement, les cambodgiens se taisent pendant le film, ouf !



Nous ressortons au bout de deux heures et prenons un tuk tuk pour rentrer Ă  l’hĂ´tel, s’imbiber de lotion anti-moustiques et aller manger au ’’Chiang Mai Riverside’’, notre resto prĂ©fĂ©rĂ©.




Jeudi 14 aout

DĂ©jeuner au ’Blue Pumpkin’, progressivement nous renouons avec la cuisine europĂ©enne, pain, beurre, confiture cafĂ© et thĂ© et jus de fruit.
Nous cherchons la poste, une construction coloniale pour poster nos derniers courriers.
Nous prĂ©parons nos bagages et rĂ©glons tous les petits problèmes, payer l’hĂ´tel, rĂ©server un tuk tuk pour l’aĂ©roport...

Nous partons de Phnom Penh Ă  minuit quinze, l’arrivĂ©e Ă  Roissy est prĂ©vue Ă  19h30 le mĂŞme jour.

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